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FRITZ DES TILLEULS ONTES DES TROPIQUES HISTOIRES CONGOLAISES ASSOCIATION DES ÉCRIVAINS BELGES PARIS = BRUXELLES = LONDRES 1914 TropiquesContes des ©u même jJuteur (Fritz Van der Lindcn) Bourgeois. Types et Croquis. Editions de la Verveine. Mons. 1903. Epuisé. Mon Confrère Asmodée. Editions de la Verveine, Mons. 1905. Epuisé. Le Congo, les Noirs et Nous, in 80. Paris, Challamel, édit. 2 éditions. 1910. EN PRÉPARATION : Souvenir d'un voyage dans l'Afrique du Sud. L'avenir du Congo Belge. FRITZ DES TILLEULS DESCONTES TROPIQUES HISTOIRES CONGOLAISES ASSOCIATION DES ÉCRIVAINS BELGES 1914 — —Bruxellbs Paris Londres Contes des Tropiques bienvenue M. et M""* Huppez, jeune ménage, viennent d'arriver à Potinoville, grand centre colonial. Ils font l'inévitable corvée des visites officielles. Chez les Brauwer, la vérandah. Tables chaisessous et de Madère. Palmiers et fougères arborescentes. Les portes des chambres voisines sont ouvertes et Ton aperçoit la garniture sommaire de l'apparte- ment meubles : à bon marché, sans style, éventails japonais, gravures en couleur découpées dans des revues; des pagnes sont drapés autour de vases quelconques où trempent des lauriers-roses et des hibiscus. M. Brauwer, 40 ans, fonctionnaire classe dans la catégorie des « Boula Matari » de première gran- deur. Il a conscience de son importance sociale. Ses mouvements sont calmes et mesurés. M"** Brauwer, ans. Nature molle et sans grâce. Elle35 ne porte pas de corset et sa taille épaissie s'accuse 137G18(> Contes des Tropiques dans un peignoir bleu-méditerranée. A cependant des prétentions à la ocquettetrie. Elle parle d'une petite voix cassée, avec un sourire immuable. —M"* Brauwer. Vou6 avez fait une bonne traversée ? Tyjme —HuppEZ. Excellente! La mer était comme un lac. —M""^ Brauwer. Et vous êtes contente de votre voyage? —M°^« HuppEZ. Enchantée! Ah! Madame! Pensez donc! n'avais jamais été plus loin queJe Paris, et Charles non n'étaitplus jamais allé beau- coup à l'étranger. C'est magnifique, n'est-ce pas, cette mer toute bleue, avec des fleurs roses des- sus?... —M""^ Brauwer. Des anémones de mer... ]^/|me —HuppEZ. Et les requins! Et les mar- souins ! des marsouins,Oh ! les cabrioles c'est comique, n'est-ce pas, Madame? Brauwer. — avonsM"* Joseph et moi, nous «déjà fait trois fois le voyage d'Anvers à Potino- ne sommes plusville. Alors vous comprenez, nous aussi enthousiastes... Mais c'est tout de même joli. n'a rien qui vousLe plus agréable, c'est qu'on rongertracasse. On n'a pas les boys pour vous les sangs!