Ocaso Perdido

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Lourdes Carmona descubre vive la vida esencial evidente y sensible para la que sabrá leer, más allá de la memoria de las palabras, el sueño concreto de la realidad. Ocaso perdido es seguramente más que una recopilación de poesía... un canto inconcluso al cual traté y en el cual trato siempre de participar en eco... incluido para " La Turmalina o La Dama telegráfico " E.C

Lourdes Carmona découvre... vit la vie évidente, sensible... essentielle pour qui saura lire, au-delà de la mémoire des mots, le rêve concret du réel. Ocaso perdido est sûrement plus qu'un recueil de poésie... un chant inachevé auquel j'ai tâché et auquel je tâche toujours de participer en écho... y compris pour la "La Turmalina o La Dama telegráfico ". E.C
Publicado el : viernes, 13 de junio de 2014
Lectura(s) : 4
Número de páginas: 149
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LA ROSE TELEGRAPHIQUE
Am iSirena Lulù y su pueblo de abejasALourdes Carmona: E lcorazón del universo es elfuegode todos los universos, con todas sus estaciones, su latido, su soplo sin medida es una flor salvaje al vientre de la tierra. * * N uestrocuerpo es su corazón y su corazón es el corazón del universo. * su corazón : elcorazón de esta flor salvaje...
OCASO PERDIDO
CROMBAGEMMANUEL
LOURDES CARMONA
Am iSirena Lulù y su pueblo de abejasA LourdesCarmona : L ecoeu rde l’un iversest lefeus,t les ude toude toun ivers,rs saisontes leu son battemen t,son souffle sans mesu reest un efleu rsau vageau ventre de la terre. * * N otrecorps est son coeur et son coeur est le coeur de l’un ivers. * son coeur :coeur de cette fleur sauvage... le
 Jefais partie de l’opposition qui s’appelle la vie(Balzac)
PREFACE Je chemine à la rencontre d’un vase que j’ai brisé hier, d’une fleur oubliée sur une table par une femme aimée. Je chemine aux cotés d’un chien, d’une vallée, d’une luciole... Hier des amis m’ont offert une délicieuse soupe aux pois. Aujourd’hui l’assiette profonde s’est muée en lac et la cuillère en majestueux trois mâts. Les marins sont des chats et la lune, dans sa course hâle le navire vers dieu sait où. L’enfance paraît lointaine mais je devine sans hésitation : vers une île toute en pois de senteurs. Enfant, j’avais deux amies, sœurs jumelles. Elles s’appelaient Dyxy et Pyxy. Tout en pous sant à tour de rôle la balançoire sur laquelle j’étais assis, elles épelaient à tuetête mon nom :Jean-de-la-Lune. Il y a encore une autre rencontrecarrefour : une araignée descendue du plafond, au dessus de mon stylo se balance au rythme des lignes que j’écris. Rencontrecarrefour : car la rencontre devrait dégager l’existence de ce qui la sépare de ses perspectives réelles. Goethe écrivait : «Ma vie, une aventure unique, non point une aventure par l’effort pour développer ce que la nature avait mis en moi, mais une aventure par l’effort pour acquérir ce que la nature avait mis en moiUn des lapins de mon voisin renifle la neige. Un autre poursuit un chat. Un autre encore mange une carotte. J’entends aussi les cris d’angoisse de mon petit voisin. Il lui arrive quelquefois de hurler durant de longues minutes. La neige réverbère ses cris. Ils m’éblouissent. Lorsque les êtres et les choses ne se répondent plus, la sensibilité et la réalité ne s’unissent plus en réel. L’angoisse peut alors devenir irrépressible, parfois elle fige ceux qui la subissent dans des attitudes ou des compor tements qui peuvent nous bousculer. Vivre, c’est acquérir l’unité que la nature a déjà développée en nous. Mais ne nous méprenons pas, il ne s’agit pas de se conquérir ou de conquérir mais de refuser ce que nous ne devrions pas être. Il s’agit de cheminer vers la découverte  d’échapper vers la découverte de l’unité. Le cheminement au hasard des rues me mène un soir, aux abords de la gare du nord et à un ami nègre, Sami. Il est habillé de noir et a de grosses bagues aux doigts. Sa mère, qu’il n’a rencontrée qu’une fois dans sa vie, est pute et son père est un ancien soldat du SHAPE retourné comme me l’a raconté Sami chez lui à Harlem . Une voiture de police toute sirène dehors, suivie d’autres, fonce à tombeau ouvert. «T’entends les sirènes.»puis Sami se retourne vers les vitrines à filles «Elles ont des nichons pas possible et des gueules d’enfer.» Moi qui rêve de fermer les bordels, car " l’amour " s’yvend, je comprends Sami. « Yen a une qu’a habité avec moi pendant trois ans, elle m’a larguéy a deux mois en m’laissant le fax, alors j’rembourse. J’suis fauché comme les blés.» Je me remémore quelques vers de Chavée : Qu’importe si tu n’es qu’un homme Porteur de tous les déficits Que les hommes unis ne pourraient pas combler Efforce-toi de mourir quelques heures Contre tout instinct de conservation
Sami rêve, Sami joue, Sami refuse tout simplement de ne pas être un homme. Comme Sami nous jouons tous à être les hommes que nous aimerions être, au risque de ne pouvoir s’efforcer demourir quelques heures... de figer le jeu en nous figeant dans nos déficits d’être, au risque de perdre le pouvoir de reconnaître  de vivre l’unité du mouvement des choses et le nôtre, de perdre notre faculté à l’émerveillement. Le cheminement au hasard des rues, qui un soir, m’a mis en présence de Sami et d’autres soirs face à des réalités au plus fort de leur désir de s’ouvrir, me pousse à ouvrir au hasard un livre. Je lis un nom écrit en gras :le soufflard boracifère. Le mot m’émerveille. Au fond je ne désire pas en savoir plus mais ma curiosité native l’emporte : «Les soufflards sont des émissions de vapeurs d’eau à haute température (220°) qui sortent des fentes du sol avec une pression de plusieurs atmosphères.je refuse de restituer le mot boracifère à son intelligibilité et je me mets à goûter» Mais les baisers boracifères de mon amoureuse. Plus d’un homme en sont, paraîtil, trépassés. Je ferme les yeux. Ces trépassés me font de grands gestes. Un fleuve nous sépare, tous les symboles arrivésde la nuit destemps y naviguent. Ces trépassés me crient «N’y va pas Candide n’y va pas...Candide n’y
va pas.» Je gambade vers une clairière. Je suis attendu au cœur d’une forêt par deux sœurs. «J’en-gendre ma sœur.»me souffle àune oreille la première sœur «et à mon tour j’engendre ma sœur.» me souffle à l’autre oreille la deuxième sœur. Je les nomme les sœurs Boracifère... d’aurore boréale. Mais qui sontelles réellement ? L’histoire rapporte qu’Oedipe, après avoir résolu cette deuxième énigme, s’est crevé les yeux. Moi, je préfère rouvrir les miens et contempler les soufflards boracifères de mon amoureuse. Outre boréal, boracifère évoque carbonifère et carbonifère, charbon et forêt, tout cela ensem ble évoque une maison dans la forêt et me ramène à un rêve : Je bavarde avec des enfants, dans une maison obscure et fraîche. Des fleurs et autres végétaux sont peints avec art sur le plâtrage gris des murs. La maison doit être au milieu des bois car les odeurs sont toutes végétales. Un enfant, assis près de moi, les nomme toutes. « C’est l’odeur du muguet, c’est l’odeur du gland, c’est l’odeur du lierre...» D’autres enfants m’expliquent bruyam-ment, à grand renfort de gestes, que ces odeurs sont leur seule nourriture. Il me pressent de visiter les lieux. Ma visite accompagnée d’histoires fabuleuses est interrompue par un cri. « Les voilà ! » Mes amis m’obligent à entrer dans un placard. Des bruits de luttes me parviennent. Le double fond de ma cachette donne sur une galerie de mine désaffectée, encombrée de wagons renversés et de tas de charbon. Les odeurs de la maison ont toutes disparu. Un groupe d’enfants me dépasse. « On en a tué beaucoup.» D’autres enfants suivent. « Il y a des monstres avec... On ne peut rien faire, il y en a trop.» Je débouche sur un chantier. Les fuyards s’assoient à l’autre bout. Le soleil m’éblouit. Cinq ou six enfants, aux vêtements rayés de couleurs vives et aux bonnets de nuit blanc, arrivent. Ils veulent partager leur gamelle avec moi. Je suis étonné. L’un d’eux me sourit. « Nous sommes les voleurs de couleurs, il suffit de s’en rendre compte.» Je note au vol que la disparition des odeurs nourricières des végétaux, aboutit à un placard puis à une mine désaffectée  à la couleur noire (à l’angoisse ?) et débouche (de l’angoisse ?) sur l’ éblouissement, ensuite sur l’étonnement de l’existence de la couleur (la naissance ?) . Ce rêve, où je joue avec des éléments dont les multiples associations et déplacements m’échappent, pourrait bien être une échappée vers la découverte. Ici découvrir consiste, sembletil, à relier par une suite de transformations, les odeurs aux couleurs  l’obscurité et la fraîcheur à l’éblouissement. Mais que s’agitil de découvrir ? Ce que le rêve découvre  amène à reconnaître, notamment, parun retour dans la mémoire: le parcours de la sensibilité en train de découvrir. Je me suis proposé de cheminer à la rencontre des choses et des êtres. Leur langage ne saurait se reconnaître sans cette échappée vers la découverte de ce jeu de perspectives battantes de l’univers  labyrinthe sans envers ni endroit et qui est la vie. Vie, que plus souvent, nous pourrions vivre, si seulement nous voulions; comme cet aigle porterose des nuits aux flancs de torrent et aux ailes de fulgore conjugue l’éblouissant dédale de crépuscules et d’aurores en un brasier où sans cesse s’accomplit l’étreinte cardinale des métamorphoses; vivre l’ingouvernable merveilleux. J’aimerais, pour clôturer, vous laisser en compagnie de Petr Kral un poète Tchèque.Petr, note A.Jouffroy,écrit en regard de son poème « Sentiment d’antichambre dans un café d’Aix » :On n’adhère vraiment à la vie qu’en acceptant qu’elle ait lieu à la fois ici et ailleurs, dans l’immédiat et dans son au-delà imaginaire qui nourrit nos manques, leur permet de se changer en richesse.Et maintenant écoutez un extrait ( la deuxième partie ) de ce poème : Et tout continue. Oui la salle et l’eau, le fleuve du jour, dehors charriant seulement l’or de ses frissons; le café comme une gare déserte, où  notreattente est aussi l’unique train. L’instant seul se feraplus, précis, plus étroit, là au  débouchédu regard et de la salle où l’été - bientôt midi - maintenant s’embrase comme un feu. Et la brise, soudain, semble presque caresser un bout de territoire, de monde. Et Roberto Juarroz écrira à propos de  l’insaisissablecreux du poème en sa folle prophétie de présent:  «Je vis le poème comme une explosion d’être sous le langage» * * * * *
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NOUS NE SOMMES JAMAIS SORTIS DE L’OMBRE, MON AMOUR DE QUOI AS-TU PEUR ?_________________________________________________  L’azursans corps plonge ses pieds dans la nuit. Connaistu le bleu coulé dans la nuit, le bleu de nos corps sans pieds, de nos têtes aux pieds dans les nuages ?  L’airest blanc. Je pleure sans larmes et le cœur de mes larmes bleuit le jour d’un bleu éclipse de soleil. De toi, je tiens cet abord de la détresse. Il est unique. Il est une vigne. Il est un pied de vigne. Il est une grappe d’oiseaux migrateurs où tout se tait. Je ne veux pas de ce silence rougebouteille de vin du Rhin. Te plaîtil non d’écouter mais d’entendre le roulement des verres sur la table ? J’ai... non, nous avons versé un vin bleu sur la tête de la terre. Une terre sans corps où aubes et crépuscules se mêlent. Poisson d’étoiles qui enlace les pieds de la nuit, j’ai oublié ton nom. J’entends un silence de roc. Un silence qui filtre nos souffles comme les couches géologi ques du ciel filtrent la lumière d’une belle journée de juillet. Comment te nommestu? Depuis longtemps je nomme les choses pour te trouver : il y a en toi, une présence magnétique que je ne comprends pas.  J’auraisvoulu nommer tes seins arrachés à la terre comme des racines d’arbres fou droyés, mais je ne puis les entrevoir. Tu es seule sans terre, dans ta cuve à racines à nourrir quel ques vignes en cristal de neige : le temps pousse comme un « i»dans ton corps sans visage... je ne retiens jamais que ton sourire sans tête. Je paie mon tribut au démantèlement de mes migrations, au démantèlement de mes pieds, de mon corps, de ma tête. Je paie mon tribut à la tribu des oiseauxbuées aux ailes bombes, bombes pour les architectes du cœur, à nos mains séparées du monde des merveilles.  Toi,tu fouettes le corps du temps  moi, j’invente le cours de l’homme  dans l’éblouis sement et la douleur,jamais je n’aurai cessé d’aimer.
Lapoésie...«L’amourestsonfoyer,l’insoumissionsaloi»Lapoesí a...«Elamoressuhogar,lainsumisiónsuley» SaintJohnPerseiateds(xertursderondiscoldeemPrNioelob)ruosidcssuoednpciórecedexirPudnoitpecéctraxteelobN
Ocasoperdidoesta,muyciertamente,unadelastramasdeldestinoespejosuntuosocolibrí gesto de lo maravilloso  encuentro singular con una poetisa,al gesto, no menos, maravilloso,Lourdes CarmonaoMexicterruñyle.ona
La rose télégraphique 1
Les amantsassassinés11La femmeprague72La rose télégraphique46
Ocaso perdido91
Ocaso perdido91 La Turmalina o La Dama telegráfico140
Ocasoperdidoest,trèscertainement,l’unedestramesdeladestinéesomptueuxmiroircolibri, geste du merveilleux  rencontre singulière avec une poétesse, au geste,non moins,merveilleux,Lourdes Carmonaet le terroir Mexicain.
11 LESAMANTS ASSASSINES  Jeserai le vers d’une herbe pourrie  L’urined’une pierre tombale  déchiréepar des coquilles de lune  Jeserai l’éruptionsortilège  deslibellules de ton volcan de larves  Leconvoi de miel de l’invisible ruche
 L’armeblanche traquée par l’amphore de la tendresse
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