Il n'y a pas de rapport homosexuel

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Le rapport hétérosexuel est la référence. Le rapport homosexuel qui en est le simulacre n'existe pas. L'homosexualité se fait porte-honte de l'abjecte jouissance anale et du fantasme sibyllin de la transsexuation. Il se fait porte-crainte de la mort absolue : du génome et de la lignée. Il se fait paradigme de toute intrusion et même porte-envie du retour à l'unité infanto-maternelle. Après avoir abordé la pan-créativité de l'enfant nous parlons des souffrances que ces bévues peuvent engendrer.
Publicado el : domingo, 01 de diciembre de 2013
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EAN13 : 9782336331645
Número de páginas: 244
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CHRISTIAN FUCHS
IL N’YA PAS DE RAPPORT HOMOSEXUEL
(ou de l’homosexualité comme générique de l’intrusion)
Études psychanalytiques
IL N’Y A PAS DE RAPPORT HOMOSEXUEL (ou de l’homosexualité comme générique de l’intrusion)
Études Psychanalytiques Collection dirigée par Alain Brun et Joël Bernat La collectionEtudes Psychanalytiques veutproposer un pas de côté et non de plus, en invitant tout ceux que la praxis (théorie et pratique) pousse à écrire, ce, «hors chapelle», « hors école », dans la psychanalyse. Dernières parutions Thomas GINDELE,Le Moïse de Freud au-delà des religions et des nations. Déchiffrage d’une énigme, 2013. Touria MIGNOTTE,La cruauté. Le corps du vide, 2013. Pierre POISSON,Traitement actuel de la souffrance psychique et atteinte à la dignité. «Bien n’être» et déshumanisation, 2013. Gérard GASQUET,Lacanpoètedu réel, 2012. Audrey LAVEST-BONNARD,L’acte créateur. Schönberg et Picasso. Essai de psychanalyse appliquée, 2012. Gabrielle RUBIN,Ces fantasmes qui mènent le monde, 2012.Michel CONSTANTOPOULOS,Qu’est-ce qu’être un père?, 2012. Marie-Claude THOMAS,L’autisme et les langues, 2011. Paul MARCIANO,L'accession de l'enfant à la connaissance. Compréhension et prise en charge des difficultés scolaires,2010. Valérie BLANCO,Dits de divan, 2010. Dominique KLOPFERT,Inceste maternel, incestuel meurtrier. À corps et sans cris, 2010. Roseline BONNELLIER,Sous le soleil de Hölderlin: Œdipe en question, 2010. Claudine VACHERET,Le groupe, l’affect et le temps, 2010. Marie-Laure PERETTI,Le transsexualisme, une manière d’être au monde, 2009. Jean-Tristan RICHARD,Nouveaux regards sur le handicap, 2009. Philippe CORVAL,Violence, psychopathie et socioculture, 2009. Stéphane LELONG,L’inceste en question. Secret et signalement, 2009.
CHRISTIAN FUCHS IL N’Y A PAS DE RAPPORT HOMOSEXUEL (ou de l’homosexualité comme générique de l’intrusion)
Dumêmeauteur:De l’abject au sublime, préface de Joyce Mc Dougall, coll. «Etudes psychanalytiques », L’Harmattan, Paris, 2003. © L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01864-5 EAN : 9782343018645
À Joyce Mc Dougall qui savait si bien exalter la créativité dans notre écoute. Avec ma gratitude et ma profonde affection. Au Docteur Juan David NASIO qui s’est montré vivement intéressé par les propos développés dans mon manuscrit et qui m’a incité à le publier.Avec mes vifs remerciements. À mes collègues et amies Eliane BROUTIN et Martine GOZLAN qui, par leurs remarques éclairées et bienveillantes, m’ont soutenu dans mes recherches et dans l’écriture. À Aline, lectrice de la première heure, qui avec attention et patience m’a aidé à maîtriser l’informatique.
PROLOGUE «Chaque homme porte en soi la forme entière de l’humaine condition. » Montaigne Introduction Il n’est quasiment pas une analyse ou une psychothérapie où l’on ne repère une thématique homosexuelle. Soit que le patient l’énonce clairement, soit qu’il la trahisse sans s’en rendre compte, soit qu’il en rêve en clair ou en crypté. Et bien sur, avec plus ou moins de trouble, il peut la manifester dans le transfert.Chez les homosexuels, qu’ils fassent ou pas de leur homosexualité une entité et une identité, voire une évidence ontologique, la thématique est généralement abordée aisément et elle est rarement présentée comme problématique. Elle l’est cependant parfois pour l’entourage qui peut être à l’origine de cette demande sans sens personnel et vouée à l’échec. Il est rare qu’un homosexuel qui assume et assure son choix fasse une analyse pour parler de son homosexualité en soi ou pour changer son orientation sexuelle. En revanche il arrive que, comme pour un hétérosexuel, la spécificité de certaines pratiques crée un conflit interne douloureux, pesant ou inhibant. Il ne suffit pas d’être homosexuel pour en être quitte avec l’homosexualité. Si l’homosexualité n’est pas en soi une pathologie, en son sein, comme au sein de l’hétérosexualité, une souffrance peut s’y traduire. En revanche, quand cette homosexualité est aisément dicible et exercée sans vergogne et sans réserve il est parfois difficile de découvrir et de faire entendre ce qui, derrière cette pratique parfois foisonnante et revendiquée au nom de la liberté, peut, comme chez l’hétérosexuel, se cacher de banalement œdipien ou de désirs archaïques impossibles ou interdits. L’agir homosexuel est souvent une aubaine pour masquer et contourner une angoisse de castration ou des angoisses plus archaïques d’intrusion. Au delà de combler le besoin jubilatoire vital et de permettre de trouver de l’amour, la « certaine anormalité » de leur habitus peut tout à fait, en toute innocence, servir d’exutoire suffisant à de l’archaïque, de rempart à l’angoisse et éviter un symptôme: compromis entre désir et interdit ou désir et impossible. Quelques patients soumis à un agir sexuel addictif viennent parfois se plaindre de la perte de temps, d’énergie et d’autonomie et découvrent tout cet archaïque au service duquel ils
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